Cyclotouristes du Demi-Siècle

Tourisme et découvertes pour les cyclotouristes de plus de 50 ans


Drôme Ardèche haute-Loire 2026


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Tous les comptes-rendus des activités sont sur le blog : https://cyclos-ds-26-07.blogspot.com/

 

Randonnée du 25 mars 2026

Viviers, précisément au cœur de son port de plaisance dans l’Ardèche version méridionale, était ce 25 mars, pour sa sortie mensuelle, le point de ralliement des « demi-sièclards » de l’association.

Une journée pas tout à fait printanière avec ses températures plus que fraiches, nous conviait. Viviers était pour moi plus synonyme d'évêché qu’un lieu touristique. Néanmoins, mais Annic notre organisatrice nous avait vanté le lieu et le circuit lors de la réunion de fin d’année dernière ; cela promettait une journée de découvertes attrayantes finalement. 21 participants vaillants cyclotouristes réunis ont démarré la journée en dégustant brioches et autres pognes de bienvenue, ils se sont vite réchauffés avec une boisson chaude avant d’enfourcher leurs montures.

La fraîche matinée baignant dans un soleil timide avait du mal à réchauffer nos os. Dix heures déjà, et nous voilà partis vers une boucle pittoresque de 80 km autour de « Viviers ». Les plus prévoyants et connaisseurs du parcours avaient scruté attentivement ce circuit. Ils communiquent déjà leurs craintes pour un retour difficile face au vent du nord ; enfin, nous verrons bien ! Cette fois, c’est acquis, je remarque que, comme Yves et sa conversion récente, les VAE ont la faveur d’une majorité d’entre nous ! Les musculaires deviennent vraiment minoritaires. Avec mon vélo à l'ancienne, cela annonce quelques côtes en queue de peloton, enfin... !

Nous laissons sur place de nombreux touristes visiter la ville, traversons la rivière locale « l’Escoutay », remontons vers son lit et prenons doucement la route d’« Alba la romaine » sur un faux plat montant qui offre l’avantage, sans trop de dépenses énergétiques de monter en température nos corps engourdis.

Le hameau des « Crottes » au pied du village de « Saint Thomé » surplombé par son imposant château féodal est bien vite dépassé.

À quelques encablures de là, nous bifurquons vers « Alba la Romaine ». C’est par là que survient l’incident que tout cycliste redoute la crevaison et c’est sur moi que la calamité s’abat. Heureusement mes compagnons de route rompus à l’exercice de la réparation avec en tête Raymond à la manœuvre exécute une réparation en quelques minutes chrono, je suis impressionné.

A une portée de mollets de « Saint Thomé », « Alba la Romaine » est investi par le joyeux peloton effiloché et nous posons pied à terre. Une petite halte touristique au pied du château s’impose. Les siècles et les styles se lisent sur ses façades et les remaniements successifs : probablement motte féodale à l’origine puis château moyenâgeux avec son échauguette transformée en terrasse sur un angle renaissance et ses fenêtres à meneaux percées dans ses épaisses murailles, quelques œils-de-bœuf m’évoquent le grand siècle, puis ses rajouts du XVIII, et même XIX siècle pour les plus récents. Tout cela forme un ensemble plutôt singulier et quelque peu disparate.

Annic nous conduit au cœur du hameau La Roche pour un paisible passage à pied, qui je l’entends ne fait pas l’unanimité. Nous lisons sur un présentoir que la cité fût un refuge apprécié par un aréopage d’artistes internationaux lors de la seconde partie du XXème. Ils en firent leur résidence. Le peintre André LHOTE fût à l’origine de ce mouvement. Une allée piétonnière appréciée rappelle aux visiteurs cette période de présence artistique riche au sein de la cité.

Le village, dont le patronyme l’affirme avec force, voit l’origine de sa renommée par l’implantation gallo-romaine et les vestiges d’époque laissés en héritage. Un bel amphithéâtre un pont romain sur « l’Escoutay » semblent être les clous d’une visite touristique, mais que nous ne pourrons découvrir. La cité antique constituait probablement une place importante administrative et commerciale au nord de la Narbonnaise. Après cette longue pose, nous faisons demi-tour. Quelques esprits chagrins font remarquer que seulement deux dizaines de kilomètres ont été parcouru !

La route reprise nous ramène vers le village de « Valvignières » sans grand attrait si ce n’est comme dans la plupart des bourgs traversés, d'imposantes bâtisses aux murs basaltiques épais. Après « Valvignières », la route s’élève franchement sur 5 km, sans toutefois dépasser les 7-8 %, pas de quoi nous impressionner.

Au col de la Fare, la classique petite pancarte en annonce l'altitude 336 m., excusez du peu !

La descente nous amène dans un magnifique vallon où les espaces conquis par les chênes verts alternent des bois éparses colonisés par les buis rabougris. Quelques champs de lavande apparaissent çà et là. Une petite grimpette se présente pour nous conduire à notre étape et pause de midi : le village de « Gras ». Le repas de midi est vite englouti sous les rayons agréables d’un soleil bienvenu dans ce paisible village, pas d'âme qui-vive, semble t-il ! Nous remontons sur nos selles et achevons cette seconde montée.

Alors que je me retrouve doucement en queue de peloton, c’est sur moi que retombe sur moi le malheur d’une nouvelle crevaison. Moi qui avais pris soin de changer mon pneu pour ne pas souffrir ce genre d’affres en sortie demi-siècle, je suis servi. À nouveau Raymond en bon samaritain, fait merveille et mes compagnons de route patientent avec beaucoup de gentillesse. Nous empruntons cette partie du plateau (... normal, pour des cyclistes n'est ce pas ?) du « Laoul » qui mène en bifurquant vers la droite vers « St Rémèze », mais que nous n’atteindrons pas. La direction de « Bidon » est, en effet, privilégiée pour aborder maintenant le retour de la boucle. Avant « Bidon », nous abordons une descente sympathique exempte de circulation. Celle-ci nous conduit après une bonne dizaine de kilomètres à « Bourg St Andéol ».

Nous traversons le Rhône pour rejoindre « Donzère » après une quinzaine de kilomètres dans probablement ce qui constitue l’ancien lit du fleuve à son époque tumultueuse, avant sa régulation. La platitude des lieux est trompeuse, car les rafales du Mistral s’enchaînent, nous cinglent vertement le visage et ralentissent fortement la progression. J’ai l’impression de grimper à nouveau et je cherche une dent secourable sur mes pignons arrières. Heureusement, des rangées de cyprès en rang serré offrent un secours bienvenu. « Donzère » est enfin atteint ! Annic a programmé une pause désaltérante. Nous nous installons sur la terrasse d’un bistroquet et profitons des derniers rayons de soleil avant de reprendre la route vers Viviers.

Voilà le périple est achevé. Cet excellent parcours de début de saison était des plus agréables avec et c’est une constante depuis le matin, très peu de circulation. Il aconjugué les visites de découverte et de beaux paysages, dépaysant qui plus est pour nous drômois du nord.

Nous nous quittons et nous donnons rendez-vous mi-avril pour une nouvelle sortie.

Claude Chanas

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